Baisse du taux de dépôt de la BCE?

Aujourd’hui, le marché aura tout intérêt à se focaliser sur le compte-rendu de la dernière réunion de la BCE afin de préparer au mieux l’échéance du 10 mars.

 

Le panorama dans lequel va s’inscrire l’action de la banque centrale s’est dégradé depuis fin 2015.

L’accord pétrolier de Doha n’est pas suffisant pour permettre une remontée durable du cours du baril de pétrole tant que l’Iran n’y participera pas. Cela signifie que l’inflation importée devrait peser encore négativement sur la formation des prix dans la zone euro et entrainer une révision à la baisse des estimations de la BCE.

 

Principale différence par rapport à fin 2015 : la transmission de la politique monétaire ne semble pas optimale. Les difficultés des banques italiennes en témoignent. Surtout, le problème ne semble pas isolé aux pays périphériques de la zone euro. Il est global. Il suffit pour s’en rendre compte de regarder de près l’évolution de l’indice CMBX de Markit qui fait référence à un panier de 25 titres adossés à des créances hypothécaires. La question n’est donc pas vraiment de savoir si la BCE agira mais plutôt sous quelle forme.

 

Le taux de dépôt semble être l’outil favori de Mario Draghi donc une baisse de celui-ci parait inévitable. Reste en suspens le QE. Plusieurs options sont possibles comme une accentuation du montant de rachats mensuels ou encore une modification des règles limitant ces rachats.

 

Pour autant, est-ce que la BCE peut encore surprendre ? ...

 

  • L’Asie s’enfonce. Taïwan a drastiquement revu à la baisse sa prévision de PIB pour 2016, de 2,32% à 1,47%.

  • Ewald Nowotny lance un pavé dans la mare à l’approche de la réunion de la BCE du 10 mars: « Il ne faut pas se laisser prendre dans des spéculations qui ne sont pas réalisables du point de vue institutionnel et technique ». Il est fort probable que Mario Draghi n’annonce rien de très innovant lors de cette échéance. Notre vision de base repose sur une baisse du taux de dépôt de 10 points de base et un accroissement du programme de rachats d’actifs de 10 à 20 milliards d’euros mensuels. Interrogation subsistante en revanche à propos du fait que les prêts non performants puisse servir de collatéral (cf notre édito du 16/02) auprès de la BCE. Cette possibilité a été évoquée cette semaine par le président de la BCE.

 

À suivre aujourd’hui :

  • Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la BCE. L’enjeu est crucial à l’approche de l’échéance du 10 mars. Le marché sera notamment attentif à la position des sept faucons que compte le Conseil des gouverneurs.

  • C’est le même rendez-vous chaque jeudi avec les revendications hebdomadaires au chômage outre-Atlantique. Le consensus table sur une hausse à 275 000 contre 269 000 la semaine précédente.

Point d’analyse technique sur le CAC 40

 

Hier, l’indice a progressé de près de 3% et enregistre ainsi une belle progression depuis vendredi dernier après le point bas touché le jeudi 11 Février à 3889 points, niveau qui n’avait plus été atteint depuis Octobre 2015.

 

Après ce plus bas, causé en partie par la chute vertigineuse des prix du pétrole et des incertitudes de plus en plus marquées sur les marchés notamment concernant le secteur bancaire, l'indice a rebondi pour terminer la semaine dernière de justesse au-dessus des 4000 pts.

 

En ce début de semaine, l’indice a évolué entre les retracements de Fibonacci 38,20% (4097 pts) et 50,00% (4161 pts).

Hier, le cours est sorti de ce canal grâce à une reprise du pétrole ainsi qu’aux bons résultats publiés par Total (+1.4%) et Schneider Electric (+9%).

L’indice, qui poursuit son rebond technique, a également franchi le retracement des 61,80%, ce qui l’oriente directement vers les 4300 points s’il se maintient au-dessus des 4200 points.

En cas de retournement, l’indice pourrait retomber sur les 4160 points puis 4100 points.

 

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