Le pire est il déjà passé?

La publication des données PMI en zone euro a abondé dans le sens d’une action de la BCE, ce qui a aussi certainement joué dans le rebond technique du CAC 40.

Tant que l’indice parisien reste au-dessus des 4260 points, un biais positif à court terme est de mise. Bien évidemment, une échappée largement au-dessus des 4300 points serait un signal supplémentaire pour les acheteurs.

 

La tendance qui s’amorce parait donc favorable cette semaine.

 

Toutefois, il conviendra de ne pas négliger les facteurs de risque qui sont mal intégrés dans les prix, le premier étant le G20 de Shanghai. Bien que personne n’anticipe une action coordonnée des banques centrales, il faudra être attentif au communiqué final de cette réunion qui pourrait avoir un impact sur les changes et, par ricochet, sur les indices en fin de semaine.

 

Mauvaise allocation du capital sous l’effet des politiques monétaires accommodantes mises en œuvre par les banques centrales des pays développés. Selon nos estimations, les encours d’ETF ont augmenté de 190% et de mutual funds de 46% outre-Atlantique depuis 2010. Le problème, c’est que ces encours ont été redirigés vers des actifs peu liquides. En cas de crise de liquidité, une panique rapide pourrait toucher ces segments de marché.

Le compte-rendu de la dernière réunion de la Riksbank a été très éclairant pour les investisseurs. Il laisse la porte clairement ouverte à des mesures d’assouplissement supplémentaires. Une nouvelle baisse du taux de dépôt semble de moins en moins probable. En revanche, le marché anticipe une intervention sur les changes ou une expansion de son programme de quantitative easing.

Plus important point de la publication des PMI hier en zone euro : les prix à la production déclinent à un rythme le plus rapide depuis un an. Il s’agit indiscutablement d’un feu vert pour la BCE afin de prendre de nouvelles mesures lors de la réunion du 10 mars prochain.

 

Aujourd’hui, à 12h15, le gouverneur de la BNS, Thomas Jordan, doit s’exprimer.

Son intervention sera d’un intérêt certain pour les investisseurs qui se positionnent sur le franc suisse car il pourrait confirmer envisager une nouvelle action de politique monétaire.

Il y a quelques semaines de cela, il avait laissé entendre qu’une baisse plus significative des taux est envisageable. A ce jour, le taux Libor à trois mois est fixé entre -0,25% et -1,25% et le taux de dépôt à -0,75%. La fuite en avant continue…

 

Principal indicateur macroéconomique du jour : la publication de l’indice IFO allemand à 10h pour le mois de février. Le consensus table sur une baisse à 112,0 de la composante situation actuelle ce qui corroborerait, une fois de plus, le ralentissement de la première économie de la zone euro.

 

Point d’analyse technique :
 

 

 

Dimanche dernier, Boris Johnson, le maire de Londres et député conservateur, a déclaré qu’il se mobiliserait pour le « Brexit ».

Cette déclaration, 4 mois avant le référendum sur la question de la sortie du Royaume-Uni, n’a clairement pas profité à la livre sterling.

En effet, la monnaie anglaise s’est franchement dépréciée face aux autres monnaies suite à la déclaration du maire de Londres, -1,50% face à l’euro et presque -2,50% face au dollar à 13h40 hier.

D’un point de vue technique, le cours est en dynamique haussière depuis Décembre 2015, il évolue entre les retracements de Fibonacci 0,00% (0.7896) et 23,60% (0.7681) et un « Brexit » qui se montre de plus en plus menaçant pourrait ramener la paire sur ses plus hauts de l'année voire au-delà.

La première résistance se situe à 0.7850, puis 0.7900. Si la paire venait à sortir du canal haussier par le bas, un retour sur le retracement des 23,60% (0.7681) pourrait s’opérer

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