Les résultats des entreprises en soutien avant la réunion de la BCE

Voici trois raisons principales expliquant pourquoi la BCE n’a strictement aucun intérêt à changer sa politique monétaire lors de sa réunion de juillet :

 

1) Tous les indicateurs composites permettant de mesurer le stress financier et l’aversion au risque, comme le Citi Macro Risk Index, sont en baisse. Autrement dit, malgré les risques bien réels présents sur le marché, les investisseurs ne paniquent pas, il n’y a donc pas d’urgence pour agir et actionner de nouveaux leviers de politique monétaire. Tout au plus, la BCE devrait-elle se contenter de rappeler qu’elle se tient prête à agir si nécessaire, à l’instar de la Banque d’Angleterre la semaine passée ;

2) Il serait aberrant pour la BCE d’assouplir sa politique monétaire alors qu’elle n’a pas disposé de suffisamment de temps pour juger de l’impact réel des récentes mesures, en particulier en ce qui concerne les rachats d’obligations d’entreprises qui ont débuté le 8 juin dernier pour un montant avoisinant environ 5 milliards d’euros par mois. La BCE devrait, vraisemblablement, examiner de près le dispositif actuellement en place en septembre prochain. C’est seulement à partir de ce moment-là qu’on peut anticiper un renforcement du programme ;

3) La BCE n’a aucun intérêt à brûler ses dernières cartouches alors que le marché n’exerce aucune pression sur l’institution pour assouplir davantage sa politique. Seulement 3% des économistes interrogés par Bloomberg considèrent qu’une action sur les taux ou le programme d’assouplissement quantitatif aura lieu cette semaine.

La BCE ne gagnerait rien à devancer les attentes des investisseurs

 

Dans l’attente de la BCE, soutenus par les résultats d’entreprises et par la remontée des cours du pétrole, les indices actions européens ont terminé dans le vert.

Les volumes de transactions sont restés particulièrement faibles et la baisse de l’aversion au risque s’est traduit par un repli des cours de l’or.

 

Le début de la saison des résultats du deuxième trimestre continue de bien se poursuivre et porte à nouveau les marchés. Le secteur technologique a égayé la séance suite aux bons résultats de l’éditeur de logiciels SAP et du constructeur de semi-conducteurs ASML. Cap Gemini a ainsi clôturé en forte hausse.

Le secteur automobile n’était pas en reste après la publication de Volkswagen. Peugeot et Renault ont suivi le même mouvement.

Au cours de l’après-midi, la tendance haussière s’est confirmée dans le sillage des statistiques sur le pétrole outre-Atlantique.

Les réserves de brut se sont réduites de 2,43 millions de barils la semaine dernière tout comme les stocks de produits distillés en baisse de 214 000 unités. Ces chiffres sont plus importants que prévu et ont soutenu les cours de l’or noir. Notons néanmoins que les stocks d’essence ont augmenté de 911 000 barils alors qu’une baisse était attendue.

 

A Wall Street, les indices ont continué de battre des records avec de nouveaux plus hauts historiques pour le Dow Jones et le S&P500.

Les profits supérieurs aux attentes de Microsoft ont animé la séance. Après bourse, Intel a déçu alors qu’EBay a publié des résultats solides. A ce jour, les bénéfices du S&P 500 sont désormais vus en baisse de seulement 3.8% au deuxième trimestre contre un recul de 4.5% précédemment.

 

Ce matin en Asie, les indices poursuivaient leur progression. Au Japon, soutenu par les gains de Wall Street et l’affaiblissement du yen, le Nikkei était bien orienté.

 

Le gouvernement japonais pourrait en effet prévoir un plan de relance de l’économie à hauteur de 170 milliards d’euros. Aujourd’hui, la BCE tiendra sa première réunion depuis le Brexit à 13h45.

Le principal taux directeur devrait rester inchangé et les investisseurs seront attentifs à une éventuelle modification du programme de rachat d’actifs. Rappelons que Mario Draghi est pour l’instant contraint par la faiblesse des taux des obligations souveraines bien souvent inférieurs au taux de dépôt fixé à -0,4%. Cette situation concerne notamment les obligations allemandes.

 

La décision de la Banque d’Angleterre de ne pas agir lors de sa dernière réunion et la poursuite de la baisse des rendements obligataires au cours du mois de juillet réduisent néanmoins les espoirs d’une action immédiate.

 

Le discours de Mario Draghi pourrait finalement avoir un effet sur les marchés en fonction du ton adopté sur l’épineux problème de la recapitalisation des banques italiennes.

 

Le secteur bancaire est jusque-là à la peine avec un stock de créances douteuses important. Espérons que les espoirs d’une intervention de l’Etat italien ne seront pas ternis par le président de la BCE. Nous prendrons également connaissance aux Etats-Unis des inscriptions hebdomadaires au chômage, de l’indice Fed de Philadelphie en juillet et des ventes de logements existants en juin.

 

 

 

 

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