BCE et consorts

La consolidation du CAC 40 était inévitable et pourrait se prolonger au cours des séances à venir, à moins d’informations positives provenant du Golfe Persique à propos des négociations en cours entre l’OPEP et la Russie.

 

En effet, du fait de la forte corrélation entre le pétrole et le CAC 40, des rumeurs concernant un accord sur la production pourraient se répercuter positivement sur l’indice parisien. L’effet Trump commence à se dissiper, à la fois au niveau des marchés actions mais également du marché obligataire. La tension qu’on a pu constater sur l’obligataire souverain italien ou espagnol depuis le 9 novembre dernier est en constante diminution depuis quelques jours. L’audition de Janet Yellen aujourd’hui devrait constituer un non-évènement pour les investisseurs qui considèrent qu’une hausse des taux est inévitable en décembre. C’est d’ailleurs ce que confirme la règle de Taylor, qui reste l’un des outils traditionnels des banques centrales pour juger de l’évolution de la politique monétaire (voir graphique ci-dessous). L’incertitude portera aujourd’hui sur la BCE. La publication de son compte-rendu devrait confirmer qu’une nouvelle baisse du taux de dépôt est exclue mais il n’est pas certain qu’il fournisse une direction claire concernant l’issue de la prochaine réunion de décembre. La hausse au niveau mondial des attentes d’inflation réduit la pression sur la BCE pour agir et, surtout, pour dévoiler un nouveau bazooka monétaire.

 

Les derniers faits marquants :

  • Au Royaume-Uni, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 9800 versus 2000 selon le consensus. Le taux de chômage en septembre sur les trois derniers mois est en repli à 4,8% versus 4,9% attendu. Pour l’instant, l’impact macroéconomique du référendum britannique est marginal.

  • Aux Etats-Unis, la production industrielle a atteint 0% (consensus à 0,2%, 0,1% précédemment) et la production manufacturière s’est inscrite en hausse à 0,2% (consensus à 0,3%, 0,2% précédemment).

  • Sur le marché des changes, l’EURUSD se rapproche progressivement de la zone des 1,0640. La paire a enregistré huit séances consécutives de repli. Le dernier mouvement similaire remonte à mars 2015 lorsque la baisse avait duré pendant 7 jours d’affilée, l’euro passant de 1,1379 à 1,0835 et inscrivant par la suite un point bas à 1,0461. Point commun avec la période actuelle : les taux d’intérêt sur le marché obligataire étaient aussi en hausse. 

 

A suivre aujourd'hui :

  • Notre focus journalier concernera la publication du compte-rendu de la BCE à 13h30 qui pourrait fournir quelques indices au marché à propos de l’issue de la prochaine réunion de la banque centrale en décembre. Nous considérons qu’une nouvelle baisse du taux de dépôt n’est pas nécessaire dans l’immédiat (ce qui semble être corroboré par la dernière enquête sur le crédit de la BCE). En revanche, un prolongement du programme de rachats d’actifs est toujours probable à moyen terme. Les investisseurs devront, cependant, être attentifs à la hausse au niveau mondial des attentes d’inflation qui réduit automatiquement la pression qui pèse sur la BCE pour agir.

  • Discours de membres du FOMC de la Fed à suivre : Dudley (14h50), Yellen (16h), Evans (20h45).

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