A quoi joue la BCE?

5-Oct-2016

Les marchés ont poursuivi sur leur bonne dynamique pendant la séance européenne.

En effet, plusieurs éléments favorables ont permis au CAC 40 de repasser au-dessus des 4500 points.

Parmi eux, on relèvera l’accalmie sur le secteur bancaire où Deutsche Bank continue sa remontée à la surface.

Autre point positif : le pétrole qui surfe toujours sur la bonne dynamique de la réunion d’Alger avec un baril de Brent au plus haut depuis quatre mois.

La question qui revient est de savoir si le marché sera, cette fois-ci, capable de sortir de son trading range par le haut et ainsi trouver de la consistance au-dessus des 4500 points
Enfin, le FMI, très attendu aujourd’hui, a choisi de maintenir ses objectifs de croissance mondiale. .

De leur côté, les Banques Centrales reviennent sur le devant de la scène. Tout d’abord, la FED avec les spéculations sur une hausse des taux d’ici la fin de l’année qui reviennent sur le devant de la scène avant la publication du rapport sur l’emploi ce vendredi. Des voix s’élèvent toujours en faveur d’une hausse des taux prochainement à l’image de Jeffrey Lacker, Président de la FED de Richmond, ou encore son homologue de Cleveland, Loretta Mester, tous deux jugeant nécessaire une hausse des taux.

C’est pourtant la BCE qui a fait le plus de bruit et qui a jeté un froid sur les marchés en fin de journée. Il semblerait en effet qu’il existe un consensus au sein de la BCE en faveur d’une réduction graduelle du QE avant la date officielle de fin fixée pour le moment au mois de Mars 2017.

C’est sur le marché des devises où la réaction aura été la plus marquée avec un euro qui reprenait 85 bp face au dollar suite à l’annonce avant de se montrer plus hésitant. Affaire à suivre donc…

Les prochaines sorties de membres de la BCE devraient être scrutées attentivement.

 

Les derniers faits marquants :

 

  • La livre britannique a chuté sur un nouveau plus bas de trente ans hier. L’idée d’un Brexit « dur » qui pourrait sectionner de nombreux liens avec le continent refait surface. Theresa May semble vouloir aller jusqu’au bout du vote britannique pour « renationaliser » la politique du Royaume-Uni. A l’inverse de la livre, le Footsie londonien a frôlé un nouveau record de clôture. Les entreprises exportatrices portent la tendance profitant de la faiblesse de la devise mais cette tendance ne devrait pas être viable à plus long terme surtout dans l’hypothèse de négociations dures sur la sortie de l’Union Européenne.

  • Les marchés obligataires ont été plus mitigés. Les bons du Trésor américains se sont stabilisés à 1,62% après deux jours de hausse, le Gilt britannique remonte sur les 0,75%, tandis que la première vente d'obligations de 50 ans de l'Italie a mis la pression sur les rendements obligataires de toute la zone euro.

  • Les marchés à terme sur le Brent ont touché un plus haut de quatre mois hier alors que la confiance des investisseurs a augmenté. Le Brent a atteint un sommet de $51.37 le baril. Le baril WTI a ,quant à lui, touché un plus haut de trois mois à $49.13. Le dernier accord historique des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) la semaine dernière, a atténué provisoirement les inquiétudes des investisseurs vis-à-vis d’une surabondance mondiale. Une délégation du ministère de l'énergie de l'Iran se rendra en Russie en Octobre-Novembre pour présenter des accords pétroliers potentiels aux entreprises russes. L’Iran qui est pour l’instant autorisé à produire sur ses capacités maximales pourrait devenir un partenaire majeur pour la Russie. L’Iran aurait vendu 2,8 millions de barils de brut par jour en Septembre. Dans le même temps, la production est aussi en hausse en Libye, rappelons que le pays est également exonéré d'un gel de sortie.

 

 

A suivre aujourd'hui :

 

  • Séance animée sur le plan macroéconomique en Europe avec l’estimation finale des PMI des services et composite qui sont attendus sans grand changement.

  • Outre-Atlantique, la publication de l’enquête ADP servira comme d’habitude de préliminaire au très attendu rapport sur l’emploi de vendredi. A suivre également, les très regardées commandes de biens durables ainsi que l’ISM non manufacturier très décevant le mois dernier.

 

 

 

 

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