Morning du 23/01/2017

 

La semaine qui s’annonce sera marquée par de nombreuses statistiques, en particulier le PIB américain au T4 vendredi, par les premières mesures concrètes du président Trump et, également, par la décision de la Cour Suprême britannique demain à propos de la nécessité de consulter le Parlement avant de pouvoir actionner l’article 50.

C’est donc une semaine a priori volatile et marquée par un fort risque politique qui s’ouvre, ce qui ne dénote toutefois pas fondamentalement avec les quinze derniers jours.

Nous aurons une attention particulière sur l’agenda politique américain avec, en ligne de mire, la mise en œuvre possible de mesures protectionnistes à l’égard du Mexique et, à plus long terme, des mesures de rétorsion contre la Chine qui est accusée de manipuler sa devise.

A cet égard, nous retiendrons un seul chiffre. Si les Etats-Unis décidaient de s’aventurer dans une guerre commerciale avec Pékin, le coût économique à porter serait énorme.

En effet, la Chine et les pays exportant vers la Chine représentent environ 40% du PIB mondial, soit 31 000 milliards USD.

Le Mexique est une cible facile (puisque 80% des exportations du pays se font en direction des Etats-Unis), mais la Chine sera un adversaire au combien plus coriace.

 

Les derniers faits marquants :

 

  • Discours extrêmement pertinent de Janet Yellen .

1) que la politique monétaire n’est pas en retard par rapport au cycle économique même si le marché de l’emploi devient de plus en plus étroit. Selon elle, les hausses de salaires, qui sont bénéfiques pour une économie aussi dépendante de la consommation, devraient résoudre les difficultés des employeurs à trouver des travailleurs qualifiés,

2) que la règle de Taylor, qui permet de conduire la politique monétaire et qui est prônée par de nombreux membres du Congrès, ne doit pas faire l’objet d’un usage mécanique. Elle a prônée une adaptabilité de la politique monétaire aux circonstances.

 

  • Au niveau des banques centrales : Le Chili a décidé d’assouplir sa politique monétaire pour la première fois depuis plus d’un an en baissant son taux de référence de 25 points de base à 3,25%. En dépit de la hausse du prix des métaux, l’économie chilienne montre des signes d’essoufflement en raison d’un ralentissement de l’investissement privé et d’une chute des revenus réels.

A suivre aujourd'hui :

 

En ce lundi, la séance sera très calme avec assez peu d’indicateurs au programme. On notera seulement la publication de la confiance des consommateurs dans l’Union à 16h pour le mois de janvier. La France doit également se refinancer à 15h à taux négatif pour de courtes échéances (3, 6 et 12 mois).

 

 

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