Morning du 21.03.2017

La première séance de la semaine aura été marquée par une certaine stabilité des indices de part et d’autre de l’Atlantique.

Le secteur du pétrole et du gaz a pesé tandis qu’au lendemain du G20 de Baden-Baden et à quelques heures du premier débat d’ampleur de la campagne présidentielle française, le reste de la cote observait les derniers développements politiques en Europe.

 

À la Bourse de Paris le CAC 40, bien qu’en légère baisse, sauvegarde ses 5000 points fraîchement acquis.

 

Les volumes échangés représentaient à la clôture 2,2 Mds€, un montant relativement faible tendant à démontrer une certaine réticence des investisseurs à retravailler leur portefeuille.

 

Ne nous voilons pas la face, tous attendaient de savoir si Emmanuel Macron allait réussir à s’imposer face aux autres candidats à la présidentielle française lors du débat télévisé de la soirée. Alors que les sondages le donnent jusqu’ici favoris face à Marine Le Pen, les bourses qui s’inquiètent du programme économique de cette dernière, seront particulièrement attentives aux sondages post-débat.

 

 

Sur le plan des valeurs, Atos faisait hier son entrée dans l’indice CAC 40 en remplacement de la foncière Klépierre, qui n’y sera restée qu’un peu plus d’une année. Pour cette première séance parmi les géants boursiers français, la société de service informatique aura surtout fait parler d’elle en publiant un communiqué pour démentir tout projet de rapprochement de sa filiale Worldline avec la société Ingénico.

L’autre fait marquant de la séance aura été la chute du pétrolier Total, première capitalisation boursière française et plus forte baisse de la cote parisienne hier. Le groupe a clairement souffert de la chute des cours

du Brent qui, séance après séance, semblent vouloir revenir sur les niveaux de 50$ le baril.

Ce mouvement s’explique par le dernier décompte du nombre de forages pétroliers en activité aux États-Unis qui affiche une forte hausse. Ce regain d’activité des derricks nord-américains sape complètement les accords concluent entre les membres de l’OPEP ainsi que d’autres grands pays producteur comme la Russie pour baisser la production et faire remonter les cours de l’or noir.

Paradoxalement, en dessous des 50$ le baril, les mêmes forages américains sont beaucoup moins rentables voir déficitaires. On peut donc imaginer un ajustement de la production américaine qui va stabiliser le cours du brut sur ce seuil durant les prochains mois.

 

Aux États-Unis justement, les principaux indices boursiers ont clôturé sur des niveaux proches de l’équilibre.

 

L’administration Trump semble se concentrer sur la refonte du système de santé américain là où les marchés voudraient voir arriver la réforme fiscale promise par le locataire de la Maison Blanche.

 

Par ailleurs le G20 qui se déroulait en fin de semaine dernière à Baden-Baden a vu s’opposer les États-Unis et le reste des 19 menés par la Chine sur le discours de conclusion du sommet.

En effet Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor qui représentait son pays a milité durant toute la rencontre pour une refonte de l’OMC.

Pour finir il a refusé qu’il soit fait mention de la lutte contre le protectionnisme dans le communiqué final du G20.

Cette position est tout à fait cohérente avec la vision protectionniste soutenue par Donald Trump durant sa campagne électorale et depuis son arrivée au pouvoir.

Ce qui est nouveau en revanche, c’est l’unité affichée par l’ensemble des autres participants dont la Chine, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, contre cette politique.

Il sera intéressant de suivre l’évolution du rapport de force et les réponses des autres états lorsque l’Amérique du nord élèvera ses premières barrières de protection économique.

 

Aujourd’hui

 

 peu de statistiques économiques sont attendues si ce n’est la publication en milieu de matinée de l’indice des prix à la consommation au Royaume-Uni, attendu à un niveau inférieur à 2%.

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